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Le tonneau des danaïdes ?

Esperanza joie des enfants depuis 1996 accompagne des cantines scolaires et centres nutritionnels à Madagascar. Ainsi ce sont en cumulé des dizaines de milliers d’enfants qui depuis 20 ans ont pu bénéficier d’un accès à une alimentation quotidienne malgré le contexte d’extrême pauvreté dans lequel est enlisé le pays depuis des décennies.

Mais voilà… chaque année il faut recommencer et à chaque rentrée scolaire il faut renouveler le financement des centres. Dans ces conditions l’aide apportée par la générosité de nos donateurs est-elle véritablement efficace ou n’est-elle qu’une version malagasy du célèbre tonneau des danaïdes de la mythologie grecque ?

Certains avanceront qu’en apportant la facilité d’un appel à la générosité étrangère nous n’incitons pas à l’émergence de solutions locales, ou encore que ce financement des cantines n’est qu’un geste généreux mais à fonds perdus car il ne crée pas les vecteurs d’un développement local et durable.

Notre réponse sans hésitation sera que le financement des centres, en particulier des cantines scolaires, est la pierre angulaire de la construction de l’édifice qui permettra aux malgaches d’avancer vers le développement. En effet, ainsi que le savent bien les donateurs d’Esperanza, fournir le repas c’est assurer l’assiduité des enfants à l’école (leurs parents savent en effet qu’ils seront nourris ! mieux bien souvent qu’ils ne pourraient l’assurer eux-mêmes), c’est évidemment soutenir leur croissance et leur santé, c’est enfin favoriser leur meilleure attention en classe et donc leur capacité d’apprentissage et in fine maximiser leurs chances de succès aux examens comme le montrent nettement les chroniques de résultats des écoles d’Esperanza. L’éducation étant le chemin vers le développement (et la démocratie), c’est donc bien une contribution essentielle au développement que nous tentons d’apporter.

Toutefois nous souhaitons pouvoir aller plus loin et dans les communautés villageoises dans lesquelles nous sommes présents permettre l’éclosion de projets porteurs d’avenir. Notre but n’est pas que les jeunes formés et diplômés quittent leur village pour grossir les flots de l’exode rural vers la capitale. Nous souhaitons au contraire pouvoir contribuer à l’émergence de conditions de vie et de développement qui, à leur échelle, contribueront à peu à peu à une véritable autonomie. C’est ainsi qu’en mobilisant parallèlement à nos donateurs privés des donateurs institutionnels, entreprises et fondations, voire aussi d’autres ONG qui sont prêtes à unir leurs forces avec nos connaissances des communautés concernées, nous cherchons – à la mesure de la taille modeste d’Esperanza – à développer des projets de rénovation d’une école, d’un dispensaire, ou des projets de développement d’une activité économiquement autonome comme la production de spiruline (projet Fanantenana).

Les clés d’un succès qui puisse durer, qu’il s’agisse de soutien aux cantines ou de développement de projets, sont la fixation claire des objectifs avec nos partenaires malgaches, un suivi rigoureux des financements assurés et de leur usage, un bilan régulier de l’activité et des résultats, et bien sûr des contacts très fréquents avec les responsables des sites ainsi que d’indispensables missions sur place.

Finalement il est bien loin le tonneau des danaïdes. Mais pour autant le chemin vers le développement est encore si long et si difficile ! Il nous faut garder l’espérance et l’énergie intactes pour que l’action de ces milliers de petites associations, qui comme nous agissent de par le monde, contribue à construire ce monde meilleur auquel chacun aspire.


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